De ces êtres incertains

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De ces êtres incertains

Je me bats au quotidien

J’y ai perdu mes ailes

En voulant être reine.

*

Princesse de ta vie

Elle a sans doute su te dire

Ce que tu ne veux pas voir.

On me met à l’écart

On ne se soucie déjà plus

De mes ailes déchues.

*

Je reste sans voix

Une fois de plus,

Une fois de trop

Mais déjà tu t’en vas

Si seulement j’avais su

Te peindre tous ces mots…

Seköya

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Avide de douceur

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Quand la réalité s’avère trop brutale

La douceur de tes draps de satin

T’enveloppe et te retient chaque matin

Pour ne laisser à nue ta peau si pâle.

*

Quand ton cœur pleure d’avoir trop attendu

De tout ton être tu restes étendue

Au milieu de nuages de moutons

Qui à leur guise viennent et vont.

*

Quand tes rêves ont la couleur de l’arc-en-ciel

Pourquoi ouvrirais-tu les yeux sur tant de noirceur ?

Quand tes songes ont un goût de miel

Pourquoi te lèverais-tu pour tant d’aigreur ?

*

A l’école de la vie, tu choisis celle des illusions

Qui ménage avec tendresse toutes tes émotions

Pourtant, au fond de toi, tu le sais bien

La vie peut être belle faite de tout petits riens.

*

Voici en quelques mots ce que m’inspire la chanson « Sleep » (Summer Heart)

Ma libellule

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Ne t’en fais pas, tout ira bien

Ne t’inquiète pas, la vie est douce

Tu peux dormir tranquille

Je m’occuperais du reste

J’irais dompter les dragons des pays enchantés

Je gravirais les montagnes pour te chercher le soleil

Je ferais pousser les plus belles fleurs au creux de tes mains

 

Ne t’en fais pas, tout ira bien

Ne t’inquiète pas, la vie est douce

Tu peux dormir tranquille

Je m’occuperais du reste

Nous voyagerons à dos de dragon à travers les nuages

Nous danserons parmi les libellules et les coccinelles

Et nous rirons à nous rouler dans les prairies enchantées

 

Ne t’en fais pas, tout ira bien

Ne t’inquiète pas, la vie est douce

Tu peux dormir tranquille

Nous irons prendre le thé avec le lapin caché sur la lune

Les lucioles nous éclairerons le chemin jusqu’à notre maison

Et main dans la main, nous inventerons demain

 

Ne t’en fais pas, tout ira bien

Ne t’inquiète pas, la vie est douce

Tu peux dormir tranquille

Nous adopterons des licornes élevées à la poussière d’étoile

Nous irons écouter les contes des gnomes de la forêt

Nous rentrerons épuisés et heureux

 

Ne t’en fais pas, tout ira bien

Ne t’inquiète pas, la vie est douce

Tu peux rêver tranquille

Je veillerais sur toi pendant la nuit

Je resterais près de toi pour toujours

Je t’aimerais chaque jour un peu plus

 

Seköya

50 nuances de mots

A lovely old typewriter, sat on the desk filled with typed up ramblings of poetry or the after effects of a glass of wine the story faded by uneven typeface and inconsistent decisions...

50 nuances de mots

Un peu de nous beaucoup de vous, un peu de tout beaucoup de rien.

Projet commun, valse de mots,

Ecrits et mains,

Jeux de rîmes et d’oxymores, étonne et détonne,

Paradoxes et phrases, imbroglio de sentiments,

Transmission d’émotion,

Machine à écrire et à décrire,

Au bout de nos doigts, de nos claviers, de nos idées,

Fil invisible qui guide nos pas et inspire nos écrits, futile.

Nous sommes un grain de folie dans un océan de sable, nous sommes les tangents, les aimants, les hypersensibles qui dépeignent le monde de leurs mains de fer et d’acier, de tendresse et d’adresse,

Empreintes de désillusions, phrases sans débuts ni fins,

Nous sommes la pluie et le vent, les Rois des mots, les Reines des points,

Sulfureuse danse de nos yeux sur l’écran,

File et défile à toute allure,

Nous sommes ceux qui capturent ce qui n’est déjà plus,

Pour le simple plaisir de savourer l’instant présent.

En secret, la peau et la trace

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En Secret, une fleur sur mes lèvres

Le sourire quand je me lève

Un brin de bonheur est entré

Au creux de mes mains fanées

 

Je ne me soucis plus de ton absence

La vie prend un autre sens

C’est par là que je m’en vais

Sans me soucier de qui tu es

 

Indifférence de plus

Qu’importe ce qu’il arrive

Je me laisse aller petit à petit

Aux baisers sous la pluie

 

Je goutte au bonheur

Sans payer mes erreurs

Et du cauchemar que j’étais

Continuant à griffer

Il ne reste rien d’autre

La Peau Sous Les Traces.

Par Seköya

 

 

Grain de Folie!

Grain de folie

Petit grain de folie

Au milieu de ma nuit

Tu virevoltes

Et tu t’affoles

Me narguant

A l’autre bout du lit

Je hais mes insomnies

Petit grain de folie

Au beau milieu de la nuit

Tu t’égosilles

Et tu babilles

Je reste impassible

Je lis

Petit grain de folie

Dévorant mes nuits

Tu m’ensorcelles

Tu m’appelles

Tu voudrais que je fuis ce lit

Source de tant d’envies

Petit grain de folie

Laisse-moi dormir

Et sans un bruit

Laisse-moi te dire

Bonne nuit !

 

Folle danse

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C’est à peine si mes pieds touchent encore le sol,

Je suis en apesanteur

Et mon corps fragile, gracile,

S’agite et se décoordonne,

Un bras, une jambe, ma bouche crie des paroles qu’elle à entendue tellement de fois qu’elle pourrait les graver dans le marbre,

Mes cheveux se balancent,

Une main juste au dessous de ma hanche, guidant un à un, chacun de mes pas,

Je me perds, je m’abandonne, je m’illusionne,

Je suis la pluie et le beau temps,

Je suis la Reine des nuages,

Une autre main, dans mes cheveux, puis le long de mon bras,

Dans une étreinte, toute en retenue, toute en suggestion,

Les yeux mi-clos,

Un souffle, puis saccadé, un pas,

Je suis l’oublie et la joie,

Et tu es le Roi de mes nuits.

Beawriter.

Attendre je sais pas faire

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Je sais ce que je t’ai dit,

Je t’ai dit qu’on pouvait attendre et voir après,

Je t’ai dit qu’on pouvait tromper nos préjugés,

Repousser nos envies détraquées,

Se détacher l’un de l’autre pour peut-être mieux se retrouver,

Je sais ce que je t’ai dit,

Seulement les minutes sont des heures,

Et je ne sais pas être à demi,

J’aime pas voir l’espoir là où il n’est plus permis,

C’est ou tout noir ou tout blanc, à tort ou à raison

Je sais que le temps n’est pas de mon côté,

L’attente l’est encore moins,

Parce que je sais à quel point tout est fragile,

Un coup de vent et je ne suis plus,

Un coup de vent et c’est toi qui n’es plus,

Attendre, c’est oublier, attendre c’est passer à autre chose, attendre c’est faire pâlir nos sentiments.

Je ne veux pas de sentiments du tout, si c’est pour qu’ils deviennent fades, délavés, tangents,

Alors qu’ils pourraient être maintenant plus ardents, passionnés et dansants que jamais,

Attendre je sais pas faire (ou je sais mal faire), la vie est trop courte pour s’attarder de trop,

C’est maintenant où jamais,

C’est maintenant que j’ai envie de toi, c’est maintenant que je te désire, c’est maintenant que tu me manques, et c’est maintenant que j’attends

Je le sais je le sens,

J’ai beau prétendre le contraire,

Je commence à me connaître,

Qui sait où je serais dans deux mois?

Beawriter

Encore et Toujours

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 Je veux voir la nuit embrasser le jour

Et ton corps en sueur épouser le mien

Au petit matin

Je veux sentir la nuit me prendre par la main

Guider mes pas dans la pénombre

Vers le reflet de ton ombre

Je veux voir la nuit s’éclipser

Et ton corps frôler le mien

En sortant du bain

Je veux sentir la nuit me tirer du lit

M’entraîner loin

De mes insomnies

Je veux voir la nuit se distinguer du jour

Et nos corps enlacés

Sous le velours

S’aimer encore et toujours

Tendre cliché

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On avait dit 20h. Au lieu de l’attendre devant le restaurant, je m’étais réfugiée sous l’abri bus, il commençait à pleuvoir. Il n’y avait plus personne à cette heure-là. Il était en retard. Je me suis bien demandée ce que je faisais là à attendre un garçon avec qui j’avais discuté deux, trois fois, par écrans interposés. Il m’avait paru sympa. C’est tout. Mes copines m’avaient un peu forcé la main. Je n’y croyais pas trop. J’avais fini par me dire pourquoi pas. Je n’avais rien à perdre.

Quand il est arrivé, il s’est excusé, un peu gêné quand même. Il était mal fagoté mais il avait mis de l’après-rasage. Ca sentait bon et j’avais presque envie de me lover contre son torse, contre son pull gris, deux fois trop grand pour lui.

Dans le restaurant il faisait chaud. Je ne savais pas trop comment faire. Garder ma veste ou déposer négligemment mon étole sur mes épaules nues. Je ne savais pas quoi dire. Lui non plus. On se regardait sans oser se parler. Il était un peu timide. Ca me plaisait. Ca me changeait des dragueurs imbuvables que j’avais l’habitude de rencontrer.

Il m’a un peu parlé de lui. J’attendais mon tour. Je pensais déjà à ce que moi j’allais bien pouvoir partager. Comme quand j’étais gamine et qu’il fallait se présenter, dire son prénom et son nom, son âge et pourquoi on était là. Je n’en avais aucune idée. J’étais ailleurs quand il a dit :

–      Et toi ? Tu aimes ça ?

Le serveur m’a sauvé la mise. Je n’aurai pas su quoi répondre à cette question-là. On est passé à autre chose. J’ai commencé à parler de moi, sans trop savoir où j’allais. Il avait l’air content, un sourire un peu béat au coin des lèvres. Qu’est-ce qu’il était sexy comme ça. Si ça n’avait pas été notre premier rendez-vous, je lui aurai murmuré des mots doux, en rapprochant mon buste du sien, tout en glissant ma main dans la sienne, sur la table blanche parsemée de miettes de pain.

A l’heure de l’addition, j’étais un peu partagée. Il était plutôt gentil, beau gosse par-dessus le marché. Il n’avait aucun sens de la réparti et je me répète mais qu’est-ce qu’il était mal habillé. Je me suis demandé encore une fois comment on allait faire après, s’il allait me proposer d’aller boire un verre chez lui. Ou si c’était à moi de faire le premier pas.

–      Un petit tour pour digérer, ça te dit ?

C’était juste parfait. Je n’avais plus qu’à dire oui. On s’est baladé comme ça, sans savoir où on allait. On a regardé Paris sous la pluie. On a fini par s’abriter. On était tous les deux trempés de la tête aux pieds. Je me suis encore demandé ce que j’allais bien pouvoir faire, ce que j’allais pouvoir inventer pour lui faire comprendre que je n’avais pas envie de partir. Je sais je me pose beaucoup trop de questions. J’avais presque envie de rester là, avec la pluie autour de nous. J’avais presque envie de le connaître depuis toujours et de lui proposer là, sous la porte cochère, un baiser de cinéma. Je sais c’est un peu cliché, mais bon, qui ça dérange ces choses-là.

Je n’ai pas eu le temps d’y réfléchir. Il m’a embrassé. J’étais conquise.