Une autre nuit

Nue sur les draps blancs, je sens le souffle du vent caresser mon visage, mon corps tout entier. J’étends mes bras de l’autre côté du lit. Il n’est plus là. Je n’ai rien senti. Un instant, il colle ses jambes contre les miennes, pose son bras sur le mien. Un instant plus tard, il s’est évanoui. La nuit l’a emporté loin de moi. Il s’échappe toujours sur la pointe des pieds. Je ne remarque son absence qu’au réveil, quand le soleil tape à travers les carreaux, et que les ombres dansent dans la chambre, remplie de tous ces souvenirs de nous. J’aimerai qu’il s’attache un peu plus. Mais je sais qu’une autre vie l’attend.

La fenêtre reste ouverte encore un moment, le temps que je reprenne contact avec la réalité. Je la ferme doucement, sans faire de bruit, comme pour immortaliser l’instant, en attendant une autre nuit.

 

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Avide de douceur

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Quand la réalité s’avère trop brutale

La douceur de tes draps de satin

T’enveloppe et te retient chaque matin

Pour ne laisser à nue ta peau si pâle.

*

Quand ton cœur pleure d’avoir trop attendu

De tout ton être tu restes étendue

Au milieu de nuages de moutons

Qui à leur guise viennent et vont.

*

Quand tes rêves ont la couleur de l’arc-en-ciel

Pourquoi ouvrirais-tu les yeux sur tant de noirceur ?

Quand tes songes ont un goût de miel

Pourquoi te lèverais-tu pour tant d’aigreur ?

*

A l’école de la vie, tu choisis celle des illusions

Qui ménage avec tendresse toutes tes émotions

Pourtant, au fond de toi, tu le sais bien

La vie peut être belle faite de tout petits riens.

*

Voici en quelques mots ce que m’inspire la chanson « Sleep » (Summer Heart)

Princess of China

Coldplay a marqué et marque ma jeunesse. Oui on peut dire que Coldplay c’est toute mon adolescence. Je suis fan fan fan de ses mélodies entrainantes, de cette voix, de ce son.

C’est peut-être drôle ou étonnant, mais à chaque fois que j’écoute, que je pense ou que je vois l’image d’un album de Coldplay, je pense à un mot un seul: Espoir.

Les chansons de ce groupe ont très généralement le pouvoir de me véhiculer de l’espoir, c’est tout du moins comme ça que je les ressens ou les interprètes. Sans pourtant mettre penchée plus que ça sur le sens des paroles. A tort où à raison.

Rien que le titre de l’une de leur chanson par exemple, à mon sens la plus rêveuse de toute: « A sky full of stars » pour moi tout est dit.

J’aime cette musique car j’ai le sentiment que, quelque part, elle me correspond, on s’entend bien, on s’apprivoise elle est moi. C’est du donnant donnant, je l’apprécie et en échange elle me fait ressentir un million d’émotions dans le même temps.

Sans être dans un de ces registres qui te colle un blues pas possible pendant des jours ou à l’inverse une envie irrésistible de bouger dans tous les sens jusqu’à ce qu’épuisement s’en suive: Les musiques de Coldplay m’aident à me sentir bien, elles sont mesurées, un peu tristes, un peu joyeuses, beaucoup d’espoir. Je sais je suis peut-être lourde avec ça, mais je trouve ça frappant, la façon dont mon cœur s’envole et mes rêves prennent vie à son encontre.

Après A Sky full of Stars, on a aussi Princess of China, plus ancienne, qui à elle aussi, à sa manière, marquée son temps. Elle renferme un million de souvenirs, je me souviens il y a quelques années, avec ma meilleure amie de l’époque, on l’écoutait en boucle dès qu’on avait une seconde, on adorait la mettre à fond et se faire des films sur ses notes. On avait cette même passion, on ressentait les mêmes choses avec la même force et la même intensité. Cette musique nous mettait bien d’accord toutes les deux!

Enfin bref, assez parlé de ma vie, je vous laisse maintenant réécouter ces titres phares si ce n’est pas déjà fait! Et je vous souhaite une douce soirée!

 

 

Beawriter.

 

 

The Caged Bird Sings

Pieds nus,

J’avance avec lenteur dans l’herbe tendre,

Légère brise,

 Douce caresse,

Passent les corbeaux noirs,

Signes d’un mauvais présage,

Mes yeux grands ouverts,

Mon échine frissonne.

*

La tête levée vers le ciel,

Je respire, j’inspire, j’expire,

Je scrute l’immensité bleu,

*

Elle me donne le tournis, me plonge dans le déni,

Dans mes yeux, se reflète l’intensité des couleurs,

Grandeur et décadence,

Un monde où les opposés se rencontrent et s’affrontent,

Un monde dépourvu de peur, d’ennui, et de combat d’ego,

*

Dans mes yeux,

Aux creux de mes pupilles,

Se reflète un univers où personne n’est de trop

 Beawriter

Fly – Ludovico Einaudi

Comment t’exprimer, chez lecteur, avec autant de justesse que celle des notes à quel point ces derniers jours ont été éprouvants et remplis,

Comment t’exprimer mieux que par la musique, mieux que par le piano qui file à toute allure, ma vie qui défile et le temps que je n’ai plus,

Le temps que je ne prends plus,

J’atténue la cadence,

Mon rythme effréné,

Je prends un peu le temps,

Et je t’invite à écouter ce très jolie morceau de piano,

Tu le reconnaîtras surement,

Je l’aime énormément,

Il me file le frisson, encore et encore, et j’espère qu’il te fait autant d’effet qu’à moi:

 

 

Beawriter

Le Caroussel

Let’s Go Home (Sound Remedy Remix)

Les pales s’accélèrent, puis ralentissent, encore, et encore jusqu’à s’arrêter,

Un peu comme un cœur, elles frappent la mesure,

L’ambiance est angoissante, un peu,

Puis une voix brise le silence,

Douce et éthérée, elle trouve son chemin,

Calme plat,

Les pales s’accélèrent à nouveau,

Nos yeux se ferment,

Nos corps allongés, se laisse transporter,  par les vibrations du son qui transpercent nos poumons et voilent nos pensées,

Suspendus face à un spectacle invisible où se joue les notes,

Orchestre immense et mélodieux,

Nos yeux fermées s’imaginent un décor,

Nous sommes dans une arène, et le monde, il est partout,

Dans une lumière bleuté, nos corps dansent et s’agitent,

Nos têtes s’entrechoquent et tournent, tournent, tournent,

C’est la musique qui s’empare de nos corps et de nos moments, s’insinue dans la moindre de nos pensées et nous rends immortels, l’espace d’un instant, éphémère.

Beawriter.