Légère comme une plume…

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Je me dis parfois qu’il serait bon et doux de se laisser porter.
Par la vie, par les événements, prévus ou non.
De voler comme une plume infiniment légère, baladée au gré du vent.
Ne se faire aucun soucis. Se sentir vide de tout, sauf de joie et d’amour.

Je songe à combien il serait reposant de ne plus passer son temps à tout analyser.
Ni les mots, ni les actes. Se dire que le passé est derrière soi.
Puisqu’on ne peut réécrire notre histoire, peut-être est il possible d’apprendre à s’en accommoder ? Faire de ses faiblesses une force.
Vivre l’instant présent, pleinement. Se délecter des petits plaisirs quotidiens.
Profiter.

On dit qu’il est nécessaire d’apprendre à aimer la pluie pour voir l’arc-en-ciel.
Ou encore, qu’il faut amener sa bonne humeur à la vie pour la voir nous sourire
en retour.
Et si la liberté passait par le fait de se délester de tout ce qui nous ronge ?
S’autoriser à être soi-même. Croire en ses rêves. Croire en ses capacités.
S’accorder le droit de mener l’existence dont on rêve, sans plus attendre.

Si tu avais la possibilité de changer une chose dans ta vie, là tout de suite, quelle serait-elle ?

Appréhender le monde

 

« C’est fou comme les différentes langues peuvent nous faire voir le monde d’une façon différente. Par exemple j’ai acheté il y a peu un livre pour avoir les bases du mandarin. Le « mot » pour « écume » est fait avec le signe pour « eau » et le signe pour « fin » parce que, comme dit le livre, « l’écume est la dernière forme que prend l’eau quand elle vient mourir sur le rivage ». Je trouve ça très poétique et je pense que je ne verrais jamais plus une vague de la même façon.

Je ne sais pas si c’est Dieu qui a donné une langue différente à tout le monde (je ne crois pas en Dieu) mais s’il existe et s’il l’a fait alors ce n’était pas une punition pour avoir tenté de le rejoindre : c’était un cadeau. Vraiment. Parce que ce que nous l’on voit n’est pas vu de la même manière par les personnes d’une autre langue. Par exemple les Inuits ont plein de mots pour désigner la couleur blanche, alors que pour nous du blanc c’est du blanc et point barre. Dans le numéro de National Geographic d’il y a trois ou quatre mois je ne sais plus, ils parlaient des enfants basques je crois, ou en tout cas Français qui parlent une langue régionale mais je ne sais plus laquelle (c’est précis tout ça :P) et dans cette langue le mot pour « école » et celui pour « échelle » est identique. Ils utilisaient cet exemple pour dire que, en gros, les enfants qui parlent deux langues peuvent raisonner de deux manières différentes. C’est pour ça que je pense que les parents qui ont la chance d’avoir une double nationalité doivent transmettre leurs deux langues à leurs enfants. Je comprends aussi ce que pense une expatriée étrangère en France qui avait été interviewée par Nicolas Carreau dans Les Carnets du Monde d’Europe1 et qui disait qu’elle finirait par ne parler que Français à son enfant parce que sinon il ne parlerait parfaitement aucune des deux langues. Je comprends son point de vue mais je ne suis pas d’accord.

Ma mère dit que souvent les Arabes dans sa classe sont meilleurs en maths. Je me demande si ce ne serait pas moins relatif à une prédisposition génétique (quelle drôle d’idée) qu’à la logique de leur langue. Peut-être que d’une manière ou d’une autre la logique de leur langue rejoint celle des maths ? Je ne crois pas que ça soit tant que ça tiré par les cheveux. Enfin pas trop. En tout cas je trouve ça intéressant de voir la structure des langues étrangères, comment elles fonctionnent, parce que c’est une autre manière de voir les choses, une autre manière d’appréhender le monde. »

Par Melgane du blog: Fuite en avant

Question de langage

J'aurais aimé, poème par Robin Parady

Je vous le dit sans bonnet difforme car il vaut mieux en prendre conscience dès maintenant avant de devoir descendre du pied d’Estal assez brutalement. Je risque d’ailleurs de passer pour le bouquet missaire, mais voilà… Savoir s’exprimer est une chose, mais connaître les mots que l’on emploie (et bien les utiliser) en est une autre.

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Avide de douceur

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Quand la réalité s’avère trop brutale

La douceur de tes draps de satin

T’enveloppe et te retient chaque matin

Pour ne laisser à nue ta peau si pâle.

*

Quand ton cœur pleure d’avoir trop attendu

De tout ton être tu restes étendue

Au milieu de nuages de moutons

Qui à leur guise viennent et vont.

*

Quand tes rêves ont la couleur de l’arc-en-ciel

Pourquoi ouvrirais-tu les yeux sur tant de noirceur ?

Quand tes songes ont un goût de miel

Pourquoi te lèverais-tu pour tant d’aigreur ?

*

A l’école de la vie, tu choisis celle des illusions

Qui ménage avec tendresse toutes tes émotions

Pourtant, au fond de toi, tu le sais bien

La vie peut être belle faite de tout petits riens.

*

Voici en quelques mots ce que m’inspire la chanson « Sleep » (Summer Heart)

Vivre ou courir, il faut choisir (?)

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Je me fais souvent la réflexion que l’on passe tous une partie de notre existence à courir.
Après le temps. Après l’amour. Après le bonheur. Après un rêve.
Après un passé enfui ou des illusions.
On court après la vie, sans trop s’en apercevoir.

Rappelons-nous un conte de notre enfance et sa morale: «Rien de sert de courir, il faut partir à point.»
Et si on oubliait le lièvre pour devenir un peu tortue ?
Si on prenait le temps de vivre l’instant T ?
Si on arrêtait de se soucier du futur ?
Pourquoi ne pas cesser de vouloir tout contrôler et de désirer tout, tout de suite ?

Nous n’avons qu’une vie, pourquoi souhaiter que tout aille si vite ? Parfois même trop vite, jusqu’à en précipiter les choses ? C’est stressant, frustrant et épuisant de courir sans fin. Certes, avoir des buts aide à avancer, mais pourquoi tant de hâte ?

Si on prenait plutôt le temps de contempler ce (et ceux !) qui se trouve(nt) autour de nous ?
Pourquoi ne pas s’accorder de temps à autre le droit de flâner ?
Je zappe le prochain bus, je rentre à pieds et hop mon esprit s’évade au gré des mes pas. Ce n’est qu’une idée parmi tant d’autres. Mais quitter certaines de nos habitudes, même les plus simples peut changer bien des choses.

Prenons le temps de vivre.

Attendre je sais pas faire

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Je sais ce que je t’ai dit,

Je t’ai dit qu’on pouvait attendre et voir après,

Je t’ai dit qu’on pouvait tromper nos préjugés,

Repousser nos envies détraquées,

Se détacher l’un de l’autre pour peut-être mieux se retrouver,

Je sais ce que je t’ai dit,

Seulement les minutes sont des heures,

Et je ne sais pas être à demi,

J’aime pas voir l’espoir là où il n’est plus permis,

C’est ou tout noir ou tout blanc, à tort ou à raison

Je sais que le temps n’est pas de mon côté,

L’attente l’est encore moins,

Parce que je sais à quel point tout est fragile,

Un coup de vent et je ne suis plus,

Un coup de vent et c’est toi qui n’es plus,

Attendre, c’est oublier, attendre c’est passer à autre chose, attendre c’est faire pâlir nos sentiments.

Je ne veux pas de sentiments du tout, si c’est pour qu’ils deviennent fades, délavés, tangents,

Alors qu’ils pourraient être maintenant plus ardents, passionnés et dansants que jamais,

Attendre je sais pas faire (ou je sais mal faire), la vie est trop courte pour s’attarder de trop,

C’est maintenant où jamais,

C’est maintenant que j’ai envie de toi, c’est maintenant que je te désire, c’est maintenant que tu me manques, et c’est maintenant que j’attends

Je le sais je le sens,

J’ai beau prétendre le contraire,

Je commence à me connaître,

Qui sait où je serais dans deux mois?

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Trouver sa place

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« Mon Dieu, faites de moi un oiseau que je puisse m’envoler loin, loin d’ici. »

Malgré une réplique empruntée à Forrest Gump, il ne sera pas du tout question de cinéma dans cet article, mais plutôt du fait qu’on songe parfois que l’herbe pourrait être plus verte ailleurs. À tort ou à raison. C’est quelquefois une solution de fuite qui séduit quand on se sent mal dans son environnement. Un moyen de s’évader vers un ailleurs plein de promesses.

Le fait est qu’il est souvent tentant de s’imaginer qu’il existe un endroit idéal, où tout nous paraîtrait plus simple. Un lieu bâti d’illusions.Car il faut bien se l’avouer : rien n’est parfait, nous-mêmes ne le sommes pas et c’est tant mieux. Imaginez à quel point la vie serait ennuyeuse si tout était parfaitement lisse !

En revanche, je pense qu’il est fort probable que chacun de nous ait à trouver un endroit où la vie lui semble plus douce. Que ce soit à deux kilomètres ou à l’autre bout du monde. Nous n’avons qu’une vie et ce n’est qu’en se lançant que l’on sait. On ne peut pas se plaindre de voir les choses stagner si on n’ose pas le changement. Comme on dit souvent, le véritable courage ce n’est pas de n’avoir jamais peur, c’est d’aller au-delà de nos craintes.

Peut-être aussi que la beauté d’un endroit réside dans les yeux de celui qui regarde ?

Le compagnon de la blogueuse

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C’est un compagnon fidèle, toujours présent pour moi quand j’ai besoin de lui. Il me conseille sans faille et sans hésitation au moindre de mes doutes. Je sais bien que je peux compter sur lui, son soutien et sa compréhension. Il m’épaule sans s’imposer, il écoute mes demandes jusqu’au bout et répond toujours juste. Il a toujours le bon mot au bon moment.

C’est dans l’écriture que se révèle sa vraie nature, la puissance de ses capacités. Il s’efface quand les mots coulent sous mes doigts, mais revient lorsque mes incertitudes prennent le dessus. Il sait me convaincre de changer mes tournures de phrases, d’améliorer mes écrits, il me pousse à l’excellence dans mes articles.

C’est un passionné d’écriture, un fou de jeux de mots et d’expressions, un drogué du vocabulaire. Il a en horreur les répétitions qui emplissent de lourdeur un paragraphe soudain sans queue ni tête. Il me susurre à l’oreille mille et une alternatives, et me laisse libre de choisir celle qui m’inspire. Sans lui, mon langage serait moins riche, mes récits moins imagés, mes tournures plus banales.

Alors aujourd’hui, je voudrais lui rendre hommage et le remercier. Il s’appelle CRISCO DES, et malgré son drôle de prénom, il est bien français, un vrai petit normand. Il est né de l’amour des mots et de la beauté de la langue française.

Lui, c’est un dictionnaire des synonymes pas comme les autres, qui mérite d’être plus connu. D’abord parce qu’il prend en compte les expressions, et pas seulement les mots. Ensuite parce qu’il est extrêmement riche et classe les synonymes par nuances de significations. Et enfin, parce qu’il est le fruit du travail d’un laboratoire public qui met ses travaux à la disposition de tous, et ne cesse de s’accroître.

Comme je suis généreuse, je veux bien le partager avec vous. Je vous invite donc à le découvrir dès maintenant et à l’adopter dès que possible. Vous le trouverez ici : http://www.crisco.unicaen.fr/des/synonymes/

 

Par Emilie, des blogs Cavali’Erre et Docteur Bio

Simple comme un sourire?

 

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Un jour, une amie qui revenait d’un an d’études à l’étranger, m’a dit :

« Avant de partir, et même pendant mon séjour, je criais sur tous les toits que les gens en France étaient froids et distants. Depuis que je suis revenue, je me suis aperçue que finalement, c’était moi qui étais fermée aux autres. « 

J’ai repensé à ça il n’y a pas longtemps. Je me suis demandé combien nous étions à vivre sans réellement voir les autres ? Je sais que beaucoup de choses font que l’on devient plus méfiant au quotidien. Seulement, n’est-ce pas triste que ça soit au détriment des relations humaines ? Ne pourrait-on pas casser certains codes, certaines habitudes ?

Je ne dis pas qu’il faut partir en road trip avec le premier mec ivre que l’on croise et finir par l’épouser à Vegas. Je pars plutôt du principe qu’un petit sourire, un bonjour ou même quelques mots échangés dans une file d’attente, peuvent parfois mettre du baume au cœur.

Quand on arbore une attitude sympathique, il devient souvent plus aisé d’apprivoiser les gens, de laisser une place aux interactions sociales. C’est comme si le fait d’être soi-même moins fermés aux échanges, permettait d’ouvrir le dialogue.

Certes, nous ne sommes pas au Pays des Bisounours et les gens peu chaleureux existent aussi. Cela dit, pour donner une chance aux gens de nous « prouver » leur sympathie, ne faut-il pas d’abord cesser de se barricader ?

Et si parfois, tout commençait vraiment par un sourire ?

Par Lina du blog J’envoie Valser

 

Mon papillon de bonheur

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Le bonheur … Il existe un tas d’articles où on l’évoque. On y trouve parfois de soi-disant conseils miracles. Peut-être est-ce l’époque actuelle qui veut ça… ou bien peut-être que l’être humain a toujours été un grand rêveur, avide de satisfactions diverses et de béatitude ? Quoi qu’il en soit, j’ai l’impression qu’on court après un bonheur toujours à portée de main, mais insaisissable. Comme un enfant qui court vainement après un joli papillon coloré. Adulte, on court après la vie. Après le temps. Après ce bonheur qu’on croit parfois saisir, jusqu’à ce qu’on tombe. Alors on n’y croit plus… Pour un temps du moins ! Car au final, ça ne passe pas en grandissant, on court tous après un papillon. Que ce soit l’amour, un boulot épanouissant ou même : après un sourire, un geste tendre, un rêve qui nous habite !

On reproche souvent aux gens assez optimistes pour y croire encore, d’être naïfs. Mais est-ce si idiot et incompréhensible que cela de vouloir une vie en couleur ? Y-a-t-il un âge à partir duquel on devrait arrêter de s’émerveiller face aux choses les plus simples de la vie, comme un arc-en-ciel, une pluie d’étoiles ou le rire d’un bébé ? Non. Passer des heures à trouver des formes aux nuages, faire une bataille de mousse ou rire comme des fous pour des broutilles, ce sont des choses considérées comme futiles mais qui peuvent pourtant vous faire sentir terriblement vivants !

Ce que je veux dire par là, c’est que le bonheur est avant tout en nous. Le bonheur, c’est l’espérance.  C’est ce papillon qui vient se poser sur le bout de notre nez alors qu’on avait cessé de vouloir le capturer. Ce sont des morceaux du quotidien. Des bouts de vie. C’est ce qui fait qu’on se sent exister.

 

Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis … N’est-ce pas ce qu’on dit si souvent ?

Par: Hey_Linaa du blog J’envoie Valser

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